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Frédéric
Thiry (Virton, 1967)
De
limage au collage
Formé
à la bande dessinée
à Saint-Luc Bruxelles,
Frédéric Thiry
aborde avec un même
bonheur des domaines très
divers: illustration, publicité,
livres pour enfants,... des
oeuvres reconnaissables entre
toutes (voir ses couvertures
pour le 7ème
soir), quil englobe
modestement dans la catégorie
des travaux professionnels.
Cest que Frédéric
Thiry cultive un jardin plus
secret, le versant proprement
artistique de sa production.
Dès ses débuts
dans le neuvième art,
il entreprend dexplorer
un moyen dexpression
qui lui tient à coeur,
le collage. Tout comme la
mise en couleur des planches
nécessite lintermédiaire
dun bleu
superposé (ceci aux
temps préhistoriques
qui ont précédés
lapogée de linfographie...),
Frédéric Thiry
conçoit des dessins
composés de multiples
couches superposées,
qui leur donnent une profondeur
étonnante - mais bien
difficile à reproduire.
Il réalise par la suite
des oeuvres indépendantes,
qui conservent le souvenir
dune case dessinée,
fragments de récits
dans lesquels le lecteur est
invité à se
projeter. Les compositions
semblent tracées au
pinceau, et sarticulent
autour de masses sombres ou
colorées, mais... tout
cela est du collage. Chaque
papier collé peut correspondre
à un passage en sérigraphie
et chaque déchirure
ou découpe sapparente
à de la gravure plus
ou moins brute, explique
lartiste. La technique,
très élaborée,
fait appel à la notion
de recyclage: vieux journaux
et magazines, partitions musicales,
autant de papiers issus de
fonds de grenier, qui trouvent
là une deuxième
vie. Les sujets, moments
lents, souvenirs de vacances
ou rêves, que
chacun a le sentiment davoir
vécu, sont en parfaite
adéquation avec laspect
vieilli, jauni par le temps,
du support. Létape
suivante a consisté
à littéralement
sortir les personnages du
cadre, pour leur conférer
une existence propre dans
lespace.
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