 |
Frédéric
Thiry (Virton, 1967)
De
limage au collage (suite)
Lors
de son exposition Never
ending summer (Bruxelles,
2001), Frédéric
Thiry conçoit une véritable
installation qui bouleverse
les lois de la perspective,
composée dun
tableau-collage représentant
une jeune fille qui semble
sur le point de sortir de
la composition, tandis quun
homme lobserve de lextérieur;
la silhouette de ce personnage
masculin grandeur nature est
formée dune âme
de bois, tandis que les papiers
collés lui donnent
son volume. Tel saint Thomas,
le spectateur ne pourra sempêcher
de toucher la surface pour
se convaincre quil ne
sagit pas dun
dessin au trait, mais bien
dun collage... Le fond
se compose de fragments de
cours de la Bourse, un univers
que la jeune femme semble
vouloir fuir. Ce rapport étroit
entre le support et le sujet
est inhérent à
cette série: morceau
de journal proclamant Les
vacances sur le corps
(vert!) de cette baigneuse,
dialogue issue dune
publicité pour une
grande marque de vêtement
sur le manteau de cette femme
qui évoque la pose
dun mannequin,... Les
visages, typés, évoquent
le style ligne claire
et, par delà, les années
soixante - un aspect rétro
renforcé par lutilisation
de papiers recyclés.
Les postures sont variées
(voir létonnante
femme assise à califourchon
sur une chaise), et une série
se focalise sur le visage
des personnages: galerie de
portraits à mi-chemin
entre le dessin, le relief
et la sculpture.
Pierre-Yves
Dessaive
Retour
|
 |